Friday, December 12, 2014

Inspired by Anouilh's play, Becket: A Short Story by Alexandria Acord

Alexandria Acord
Alexandria Acord, a student in FRE 351 French Theatre, shares with us today a story inspired by Becket, a play by Jean Anouilh. In this play, Anouilh portrays the friendship between Henri II and Thomas Becket. Alexandria's story, "Quand les tours parlaient," is about the friendship between two clock towers, one in England and one in France, and how their friendship developed and was lost due to the war.


Quand les tours parlaient
            Il y était une fois magnifique quand les monuments de monde pouvaient parler ensemble, nouveau et vieux, même s’ils étaient dans les pays qui se luttaient.  Pour les monuments, les frontières n’existaient pas et tous les bâtiments étaient si appréciés qu’ils pourraient être amis.  Les édifices ordinaires n’avait pas cette capacité de discuter, car cela se passait seulement quand les gens ont appris de les aimer et les apprécier pour un objet non seulement de l’utilité, mais aussi de la beauté.
            On ne peut pas tracer exactement quand les monuments ont perdu leurs voix, mais un par un, les structures nouvelles ne apprendraient jamais à discuter, ne parlaient jamais.  Ses immeubles muets ont troublé les autres, qui commençaient déjà à écouter au désaccord humain entre leurs pays.  Mais il y en avait un, la tour de l’horloge de Big Ben, qui avait trouvé une nouvelle amie dans un de ces édifices muets : la Tour Eiffel, qui n’avait que seize ans à cette époque.  Big Ben avait cherché des moyens différents pour lui parler, et finalement, il trouvait des oiseaux qui pouvaient parler pour la tour : quand elle entendait la sonnerie des cloches d’Angleterre, elle pouvait communiquer avec les oiseaux sans parler.  Les oiseux distribuaient ses messages à Londres pour que la tour de l’horloge y réponde, et pour quelques années, elles parlaient ensemble comme cela, même si elles savaient qu’elles ne pouvaient jamais se rencontrer.  Mais la guerre s’approchait, et leur amitié ne pouvait pas continuer.
            Un jour, Big Ben a appris que la France avait été attaquée par une force qu’il ne connaissait pas.  Il savait que les gens étaient en guerre avec quelqu’un, mais il ne le comprenait pas beaucoup, car il n’était qu’un monument qui ne pouvait pas parler avec les humains.  Il s’inquiétait beaucoup pour sa jeune amie, qui pouvait être facilement détruite par les bombes ou missiles.  La tour Eiffel l’a supplié, mais il ne pouvait rien faire.  Les politiciens, les seules personnes qu’il pouvait comprendre, ont dit qu’ils ne voulaient pas une autre guerre, que la France pouvait se protéger.  Plus que tout, il espérait qu’ils avaient raison.
            Mais ils avaient torts.  Paris, la maison de son amie, était pillé.  Les oiseaux avaient trop peur d’y aller.  Même s’il ne le voulait pas, il n’avait pas de choix : il devait accepter que son amitié, une amitié entre deux ambassadeurs de pays différents, était toujours trop dangereux pour un monde qui n’aurait jamais arrêté de lutter.  C’était une amitié qui n’aurait jamais marché.
            Les gens ont dit maintenant que, à ce moment-là, Big Ben a voué de ne jamais parler aux autres monuments, de parler seulement chaque heure pour que les Anglais sachent l’heure.  Il est aussi dit que chaque fois qu’il sonne, il pleure pour la seule amie qu’il ne pût pas aider.

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